Tantum ergo

Ni daté, ni catalogué, le Tantum ergo a vraisemblablement été écrit après la Seconde guerre. L’œuvre est écrite pour voix d’homme et accompagnement.

Le texte impose gravité et mystère. Le compositeur s’y conforme.

Hiératique,  l’harmonie se déroule dans une modalité incertaine qu’accentue la succession d’accords de septième. La solennité du chant et ces ambiguïtés harmoniques recouvrent d’un voile de mystère et de respect le plus mystérieux et le plus sublime des sacrements. A ce point que l’imagination compositionnelle semble symboliquement défaillir à deux reprises (« defectui » dit le texte latin) devant l’ineffable, et se résorber dans l’humble dépouillement d’un unisson. Encore plus dépouillé, l’Amen s’éteint dans le silence.

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