{"id":83,"date":"2020-01-01T19:45:27","date_gmt":"2020-01-01T18:45:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leoncedesaintmartin.fr\/?p=83"},"modified":"2020-11-24T11:46:46","modified_gmt":"2020-11-24T10:46:46","slug":"messe-en-mi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leoncedesaintmartin.fr\/index.php\/2020\/01\/01\/messe-en-mi\/","title":{"rendered":"Messe en mi, op.13"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u00e9cembre 1931-mars 1932. Inaugur\u00e9e \u00e0 Saint-Eustache.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"229\" src=\"https:\/\/www.leoncedesaintmartin.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Manuscrit-Gloria-bdef.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-196\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ecrite pour 4 voix mixtes, deux orgues, cuivres ad libitum, la <em>Messe en mi<\/em> fut command\u00e9e par le chanoine Merret, ma\u00eetre de chapelle de la cath\u00e9drale, \u00e0 qui d\u2019ailleurs elle est d\u00e9di\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Solennelle par les moyens employ\u00e9s, cette messe n\u2019entend cependant pas sacrifier \u00e0 un genre musical parmi d\u2019autres. Son intention est de s\u2019accorder pleinement \u00e0 l\u2019action liturgique. Toute sa conception va dans ce sens&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Respect de la signification trinitaire de sa construction, toutes les invocations, pri\u00e8res, louanges allant par trois&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Point de ces r\u00e9p\u00e9titions o\u00f9 les mots ne servent que de support \u00e0 la musique&nbsp;; point de ces d\u00e9veloppements qui ralentissent le rythme liturgique. Respect des accentuations de la langue latine pour aider \u00e0 la claire audition des paroles.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Respect du sens des textes&nbsp;: la musique amplifie les textes et ne les annexe pas.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019on part des vigoureuses supplications du Kyrie pour terminer dans la paix de l\u2019Agnus tandis qu\u2019entre les deux, les triomphants Gloria et Sanctus font retentir les tutti de la louange. Dans les parties centrales, les pri\u00e8res qui s\u2019adressent sp\u00e9cialement au Christ, s\u2019expriment au travers de modulations qui trouvent leur aboutissement dans les tendres inflexions de l\u2019Agnus. Et comment ne pas relever la sereine puret\u00e9 des m\u00e9lodies de l\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;et in terra pax&nbsp;\u00bb et du \u00ab&nbsp;Benedictus&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Les interventions du grand orgue confirment cette primaut\u00e9 donn\u00e9e aux textes. Loin d\u2019\u00eatre un interlocuteur \u00e0 part enti\u00e8re, on peut le comparer \u00e0 un acolyte au service musical des voix, uniques porte-paroles. Soit sa puissance emplit l\u2019espace pour ouvrir les oreilles et les coeurs. Soit il assure les transitions de climat&nbsp;; particuli\u00e8rement caract\u00e9ristique \u00e0 cet \u00e9gard, le recueillement, pendant le temps de la cons\u00e9cration, de l\u2019interlude pr\u00e9c\u00e9dant le Benedictus. Soit enfin, il soutient de ses accords les passages en force.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Le souci de ne pas diluer le texte dans la musique. Au contraire, la musique en exalte la densit\u00e9 et la coh\u00e9rence. Tout repose sur deux cellules, symboles l\u2019une de pri\u00e8re, l\u2019autre de louange, \u00e0 l\u2019image des textes m\u00eame du commun de la messe.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re, invariable, s\u2019affirme d\u00e8s la premi\u00e8re mesure. Trois notes qui apparaissent d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit de supplication. Interpellation presque brutale dans les premiers Kyrie, elles adoucissent leur rythme dans les derniers Kyrie, comme si les confiantes pri\u00e8res du Christe central avaient ouvert la porte \u00e0 l\u2019esp\u00e9rance. Elles r\u00e9apparaissent l\u00e9g\u00e8rement insistantes dans les miserere du Gloria et dans ceux des deux premiers Agnus.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde repose sur les cinq notes de l\u2019intonation du Te Deum gr\u00e9gorien. Ces cinq notes, jamais cit\u00e9es \u00e0 la lettre, mais d\u00e9taill\u00e9es, fractionn\u00e9es, r\u00e9trograd\u00e9es, toujours entendues entre les lignes, structurent toute l\u2019oeuvre et en traduisent toutes les nuances.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1940, sera compos\u00e9 un <em>FINAL<\/em> op. 19 <em>pour servir de postlude \u00e0 ma messe<\/em>. Trois id\u00e9es y sont mises en \u0153uvre\u00a0: la cellule rythmique du Kyrie, la m\u00e9lodie du Benedictus et, th\u00e8me principal, un nouvel agencement de la cellule de cinq notes \u00ab\u00a0Te Deum\u00a0\u00bb, mettant en valeur les deux intervalles de quarte qu\u2019elle contient.<\/p>\n\n\n\n<figure><iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ZXnkAjfg5Hs?controls=0\" allowfullscreen=\"\"><\/iframe><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9cembre 1931-mars 1932. Inaugur\u00e9e \u00e0 Saint-Eustache. 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